La tension monte d'un cran dans les palais de justice du Maroc. Après une décision pour le moins inattendue de la Cour constitutionnelle, les avocats du royaume ont décidé de ne pas baisser la garde et de maintenir leur mouvement de suspension des prestations professionnelles.
Réuni mardi, le Bureau de l'Association des barreaux du Maroc a confirmé le maintien de la grève, tout en convoquant le Conseil de l'Association pour une réunion fixée au 4 septembre prochain. Une étape clé pour décider de la suite du mouvement. Ce bras de fer fait suite à l'arrêt de la Cour constitutionnelle, qui a déclaré ne pas être en mesure de statuer, en l'état, sur la conformité à la Constitution de la loi n° 66.23 relative à l'organisation de la profession d'avocat. Un texte que les professionnels du secteur estiment profondément contraire aux dispositions constitutionnelles, et qu'ils n'entendent pas accepter sans combattre.
Pour les justiciables, cette situation a des conséquences très concrètes : délais allongés, dossiers en attente, rendez-vous reportés. Si vous avez des démarches juridiques en cours à Rabat ou ailleurs au Maroc, mieux vaut contacter directement votre avocat pour faire le point sur l'avancement de votre dossier et adapter vos calendriers en conséquence.
Rendez-vous le 4 septembre : la réunion du Conseil de l'Association des barreaux sera déterminante pour savoir si la profession choisit l'escalade ou la négociation. Un tournant à suivre de près, car c'est tout le fonctionnement de la justice marocaine qui attend, suspendu entre deux séances.