La saison culturelle rabatie s'annonce riche : entre photographie de l'exil et broderie ancestrale, deux expositions viennent s'installer dans des lieux emblématiques de la capitale. De quoi occuper agréablement vos weekends jusqu'au coeur de l'hiver.
À la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l'étranger, la galerie Difaf accueille «Hidden/Hiding», une série photographique signée Abdellah El Bahmidi. Artiste marocain basé en Autriche, El Bahmidi livre à travers ses images une réflexion sur l'invisibilité, le fait de se cacher ou d'être caché, une thématique qui résonne avec force dans les expériences migratoires. Le vernissage se tient le 15 octobre 2026 dès 18h30, en présence de l'artiste lui-même, et l'exposition reste ouverte jusqu'au 12 novembre 2026.
À quelques minutes de là, dans l'écrin des Oudayas, le Musée national de la Parure propose une plongée dans l'univers du «Tarz», cet art de la broderie marocaine façonné par des générations de femmes. L'exposition, montée en collaboration avec le Musée d'Angoulême, retrace l'histoire de ce patrimoine textile tout en explorant ses déclinaisons contemporaines. Fils, motifs, couleurs et gestes transmis de mère en fille : l'accrochage promet une belle leçon de patrimoine vivant. Rendez-vous du 8 octobre 2026 au 31 janvier 2027.
Deux occasions en or pour sortir, découvrir et ralentir le temps le temps d'une visite. Rabat a décidément plus d'un tour dans son sac culturel cet automne.