À quelques semaines de la rentrée universitaire, les étudiants qui convergent vers les facultés et instituts du quartier Al Irfane à Rabat se heurtent à une réalité brutale : les loyers ont atteint des niveaux qui mettent sérieusement à mal les budgets les plus serrés. Une tension sur le marché locatif qui revient chaque année, mais qui semble s'aggraver à chaque rentrée.
Des jeunes venus de toutes les régions du Maroc se retrouvent à courir les annonces, à visiter des chambres minuscules proposées à des tarifs difficilement justifiables, et à multiplier les compromis pour trouver un toit à portée de bourse. Le quartier Al Irfane, situé à l'ouest de la capitale et qui concentre plusieurs grandes établissements d'enseignement supérieur, est particulièrement concerné par cette flambée. La demande y est forte, l'offre insuffisante, et les propriétaires n'hésitent pas à en profiter.
La question du logement étudiant à Rabat pointe un manque criant de solutions abordables : les résidences universitaires publiques restent en nombre insuffisant pour absorber les milliers de nouveaux arrivants chaque automne. En attendant des réponses structurelles, de nombreux étudiants se tournent vers la colocation, parfois à cinq ou six dans un appartement prévu pour deux, ou acceptent des logements éloignés qui alourdissent encore les frais de transport.
Si vous connaissez un étudiant qui débarque à Rabat cet automne, le conseil le plus utile reste de commencer les recherches le plus tôt possible, d'explorer les groupes de colocation en ligne et de ne pas hésiter à solliciter les associations étudiantes locales qui orientent parfois vers des filons moins visibles. La capitale a beaucoup à offrir, mais elle s'apprivoise mieux quand on a un chez-soi où poser ses affaires.