Le Grand Stade Prince Moulay Abdellah n'avait encore jamais vécu ça. Vendredi soir, l'enceinte sportive de Rabat s'est transformée en un gigantesque écrin de spectacle pour accueillir l'une des soirées les plus attendues de la 21e édition du Festival Mawazine, Rythmes du Monde. Une première absolue depuis le réaménagement du stade, et autant dire qu'elle a tenu toutes ses promesses.
Le lieu lui-même était méconnaissable : une scène monumentale trônait au coeur de l'espace, les jeux de lumière habillaient les tribunes d'une atmosphère presque irréelle, et la qualité sonore rivalisait avec les plus grandes salles du monde. Le festival a clairement vu les choses en grand pour inaugurer ce nouveau chapitre, et le public rabati a répondu présent en masse.
Côté plateau, pas de demi-mesures non plus. Cheb Khaled, légende absolue du raï, et Douzi, l'un des artistes marocains les plus populaires du moment, se sont succédé sur scène pour offrir une nuit mémorable. Deux univers complémentaires, deux générations de fans réunies sous les étoiles de Rabat, pour ce qui restera comme l'un des moments forts de cette édition.
Mawazine confirme une fois de plus sa capacité à repousser ses propres limites, et le Grand Stade Prince Moulay Abdellah s'impose désormais comme un nouveau terrain de jeu pour les grandes soirées de la capitale. La suite du programme s'annonce tout aussi alléchante : si cette première est le niveau plancher, la barre est placée très haut.