Le réseau ferroviaire marocain s'apprête à franchir un nouveau cap, et Rabat se trouve au coeur de cette dynamique. La Banque africaine de développement (BAD) vient d'approuver un prêt de 205 millions d'euros en faveur du Maroc, destiné à moderniser et étendre les infrastructures ferroviaires du pays.
C'est à Abidjan que le conseil d'administration de la BAD a donné son feu vert à ce financement stratégique. L'objectif est clair : moderniser le corridor Kénitra-Marrakech, développer la grande vitesse et fluidifier les déplacements, aussi bien pour les voyageurs que pour les marchandises. Un investissement qui s'inscrit dans la continuité du succès de l'Al Boraq, la première ligne à grande vitesse d'Afrique, inaugurée en 2018 entre Tanger et Casablanca via Rabat.
Pour les Rbatis, cette nouvelle n'est pas anecdotique. Mieux connectée au sud du pays, la capitale gagnerait en attractivité et en mobilité quotidienne. Le renforcement du corridor ferroviaire pourrait aussi alléger la pression sur les axes routiers, souvent saturés entre Rabat, Casablanca et au-delà. Et dans la perspective des grands événements sportifs à venir, notamment la Coupe du Monde 2030, des infrastructures de transport performantes sont tout sauf un détail.
Le Maroc confirme ainsi son ambition de faire du train l'épine dorsale de sa mobilité nationale. Pour les amateurs de voyages en train, les belles heures du ferroviaire marocain ne font peut-être que commencer.