La capitale a été le théâtre d'une signature qui va peser lourd sur la mobilité au Maroc. Lors de sa toute première visite officielle à Rabat, Nadia Calviño, présidente de la Banque européenne d'investissement, a officialisé des accords représentant plus de 3,9 milliards de dirhams destinés aux infrastructures de transport marocaines.
Deux grands acteurs du secteur en sortent renforcés. L'ONCF, qui gère le réseau ferroviaire national, bénéficiera de 50 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 15 millions de subvention européenne directe : de quoi soutenir la modernisation et la résilience d'un réseau que de nombreux Rbatis empruntent chaque semaine. Du côté routier, l'autoroutes du Maroc (ADM) décroche la part du lion avec 300 millions d'euros, avec un focus affiché sur la sécurité et la mobilité des usagers.
Ce coup de pouce européen arrive dans un contexte où le Maroc intensifie ses chantiers d'infrastructure, notamment en vue de grandes échéances sportives et économiques à venir. Pour les habitants de Rabat, cela se traduit concrètement par des perspectives de trajets plus sûrs, des voies ferrées plus fiables et des autoroutes mieux entretenues sur l'ensemble du territoire.
Un accord signé dans la capitale, mais dont les effets se feront sentir bien au-delà de l'avenue Mohammed V : voilà le genre de nouvelles qui donnent envie de regarder la carte du Maroc avec un oeil neuf.