Aux alentours de cinq heures du matin, les rues de Rabat ne ressemblaient plus à grand-chose de familier. Des klaxons, des drapeaux, des cris de joie : les Lions de l'Atlas venaient de qualifier le Maroc pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, en éliminant les Pays-Bas aux tirs au but (3-2). Toute une capitale avait choisi de ne pas dormir.
C'est l'un de ces moments que l'on ne programme pas mais que l'on vit pleinement. Les supporters ont envahi les artères de la ville, du boulevard Hassan II aux abords de l'avenue Mohammed V, transformant la nuit finissante en fête improvisée. Personne ne semblait pressé de rentrer. Pour beaucoup, c'était même inutile : l'euphorie tenait lieu de repos. Avec cette victoire, le Maroc retrouve le stade des huitièmes de finale pour la deuxième Coupe du monde consécutive, un exploit qui ancre définitivement les Lions de l'Atlas parmi les équipes qui comptent à l'échelle mondiale.
Le prochain rendez-vous est déjà connu : le Canada attend le Maroc au tour suivant. Un adversaire qui co-organise le tournoi avec les États-Unis et le Mexique, et qui jouera forcément à domicile dans l'esprit de ses supporters. Mais après une nuit pareille, qui pourrait douter de la capacité des Lions à créer de nouvelles surprises ? La dynamique est là, le collectif aussi, et le Maroc sait désormais gérer la pression des grands rendez-vous.
Pour les Rbatis qui ont célébré jusqu'au lever du soleil, le souvenir de cette nuit restera longtemps gravé. Les prochains jours s'annoncent fiévreux, entre écrans géants, débats enflammés et maillots rouges à tous les coins de rue. Autant dire que Rabat n'a pas fini de vibrer.