La digitalisation des services financiers a du bon, mais elle ouvre aussi la porte à de nouvelles menaces. À Rabat, Bank Al-Maghrib a réuni les acteurs clés du secteur pour faire le point sur une réalité de plus en plus préoccupante : la montée en puissance des fraudes électroniques.
C'est lors d'un atelier national organisé en partenariat avec l'Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) que Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire de Bank Al-Maghrib, a dressé un état des lieux sans détour. Si la numérisation a permis d'élargir considérablement l'accès aux services bancaires, elle a aussi multiplié les points de vulnérabilité face aux cybercriminels. Les fraudes électroniques progressent, et le secteur financier marocain ne peut pas se permettre de baisser la garde.
L'une des réponses clés identifiées lors de cet atelier : renforcer la coopération entre tous les acteurs concernés, qu'ils soient institutionnels, bancaires ou réglementaires. Une approche collective, donc, pour faire face à des menaces qui, par nature, ne connaissent pas de frontières. Bank Al-Maghrib affiche clairement sa volonté de muscler son dispositif de surveillance et de prévention face à ces risques en constante évolution.
Pour les habitants de Rabat et de toute la région, ce signal fort de la banque centrale est une invitation à rester vigilants : vérifier ses notifications bancaires, ne jamais communiquer ses codes par téléphone ou par mail, et signaler toute opération suspecte à son établissement. La sécurité numérique, c'est aussi l'affaire de chacun.