Sept ans de silence, et puis la diplomatie reprend du souffle. La Haute commission mixte Maroc-France va se réunir la semaine prochaine à Rabat, marquant une étape importante dans le réchauffement des relations entre les deux pays. Une rencontre au sommet qui s'annonce dense, et dont la capitale sera le décor.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu fera le déplacement accompagné d'une délégation d'une dizaine de ministres. Un format qui témoigne du niveau d'ambition affiché des deux côtés : on ne vient pas à Rabat avec une telle délégation pour signer des vœux pieux. Cette commission mixte, longtemps bloquée, est l'un des mécanismes de dialogue les plus structurés entre Paris et Rabat, couvrant des dossiers aussi variés que l'économie, la culture, la sécurité ou la coopération en matière d'éducation.
Ce retour à la table des négociations s'inscrit dans un contexte de normalisation progressive entre le Maroc et la France, après une période de tensions diplomatiques qui avait mis à rude épreuve une relation pourtant historiquement forte. Pour Rabat, accueillir une telle délégation, c'est aussi confirmer son rôle de capitale diplomatique active, au carrefour des grandes conversations internationales.
À suivre de près : les annonces concrètes qui sortiront de ces discussions pourraient bien avoir des répercussions directes sur la vie quotidienne, des visas aux projets d'investissement en passant par les échanges universitaires. Rabat, ville de décisions autant que de promenades au bord du Bouregreg, sera encore une fois au centre du jeu.