Alors que le Mondial 2026 vient de refermer ses portes et que les regards se tournent déjà vers 2030, le Maroc affiche une ambition économique à la hauteur de ses ambitions sportives. Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a présenté des prévisions de croissance solides qui donnent le sourire aux investisseurs et aux Rabatis qui suivent l'actualité de près.
Selon la note d'orientation budgétaire transmise pour l'élaboration du prochain budget, l'économie nationale devrait progresser d'environ 5,3 % en 2026, avant de se stabiliser autour de 4,1 % en 2027. Des chiffres qui témoignent d'une dynamique réelle, portée notamment par les grands chantiers d'infrastructure, la montée en puissance du tourisme et le rayonnement international du pays après avoir co-organisé la plus grande compétition de football du monde.
Dans ce contexte favorable, la Banque Africaine de Développement rappelle toutefois que la croissance ne se décrète pas : l'institution souligne, dans son rapport 2026, que le principal défi du continent africain n'est pas seulement l'accès aux ressources financières, mais bien la capacité à déployer ces capitaux de façon efficace. Un avertissement utile, qui résonne aussi pour Rabat, capitale administrative et pôle de décision où se jouent chaque jour les arbitrages qui déterminent l'avenir du pays.
Sur le front sportif, l'effervescence post-Mondial continue : pendant que Hervé Renard reprend les commandes de la Côte d'Ivoire pour viser le Mondial 2030, les clubs marocains se préparent, eux, pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions CAF 2026/27, dont le tirage au sort s'est tenu au Caire. Une saison africaine qui promet, et que les supporters rabatis suivront de près. Belle rentrée à tous.