Quelques semaines après la signature d'une nouvelle feuille de route de coopération militaire avec Washington, le Maroc confirme sa place de partenaire stratégique des États-Unis sur la scène internationale. Cette fois, c'est en mer que ça se passe.
Le Royaume figure parmi les 19 nations engagées dans l'exercice naval multinational « Fleet Exercise 250 », dit FLEETEX 250, organisé du 16 au 29 juin sous la direction de la Deuxième Flotte de la marine américaine. Les manœuvres se déroulent au large de la côte atlantique des États-Unis, à partir de la base navale de Norfolk, en Virginie, l'un des ports militaires les plus importants du monde. Au total, 31 bâtiments de guerre, des aéronefs et des milliers de militaires sont mobilisés pour cet exercice d'envergure.
Pour le Maroc, cette participation s'inscrit dans une dynamique de coopération militaire particulièrement active. Le pays venait tout juste de boucler l'édition 2025 d'African Lion, le grand exercice terrestre annuel organisé sur son sol avec les forces américaines, et voilà qu'il enchaîne avec une présence remarquée sur les eaux de l'Atlantique Nord. Un signal fort de la solidité du partenariat entre Rabat et Washington.
Au-delà des questions de défense, ces exercices conjoints placent régulièrement le Maroc sous les projecteurs de la diplomatie internationale. Pour une capitale comme Rabat, dont la façade atlantique fait partie de l'identité, suivre l'actualité maritime du Royaume, c'est aussi comprendre le rôle croissant que joue le pays sur l'échiquier géopolitique mondial. Une ambition qui se joue autant sur terre que sur mer.