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Culture

Mohamed Serghini, géant des lettres arabes, nous a quittés à 96 ans

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Il était l'une des voix les plus profondes de la littérature marocaine et arabe. Mohamed Serghini, écrivain, poète et critique d'exception, s'est éteint vendredi à l'âge de 96 ans, après une longue maladie.

Né à Fès en 1930, Serghini a traversé presque un siècle en laissant une empreinte indélébile sur la culture de son pays. Son oeuvre couvre un spectre impressionnant : poésie, critique littéraire, traduction, études sémiotiques et philosophiques, roman et théâtre. Rares sont les intellectuels marocains à avoir embrassé avec autant de rigueur et de passion autant de formes d'expression. Son recueil de poésie «Tahta Al-Anqadh, Faouqa Al-Anqadh» (Sous les ruines, au-dessus des ruines) reste l'une de ses oeuvres les plus marquantes, saluée bien au-delà des frontières du Maroc.

Pendant plusieurs décennies, il a oeuvré pour faire avancer la modernité poétique et critique dans le monde arabe, formant des générations de lecteurs, d'écrivains et de penseurs. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage intellectuel marocain, et les hommages affluent de toutes parts pour saluer une vie entièrement consacrée aux lettres et à la pensée.

Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir son univers, c'est le moment idéal de plonger dans ses textes : une façon belle et concrète de garder vivante la mémoire d'un homme qui a fait de la langue arabe sa maison et de la littérature sa raison d'être.

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