La justice marocaine continue de traiter avec fermeté les affaires liées à la prostitution et au proxénétisme. La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Salé vient de rendre un verdict sans appel contre trois femmes impliquées dans un réseau de débauche organisé.
Les trois prévenues ont chacune écopé de huit mois de prison ferme, assortis d'une amende de 1 000 dirhams. Les charges retenues contre elles sont nombreuses et graves : aménagement d'un lieu de débauche, proxénétisme, incitation à la prostitution, mais aussi diffusion d'annonces à caractère sexuel via des canaux de communication, usage de photographies et d'enregistrements partagés par différents intermédiaires. Un dossier qui illustre la dimension de plus en plus numérique que prennent ces activités illicites.
Au-delà des faits, cette condamnation rappelle que la législation marocaine punit sévèrement toute personne qui organise, facilite ou tire profit de la prostitution d'autrui. Cohabiter sciemment avec une personne se livrant habituellement à la prostitution, ou percevoir une part de ses revenus, suffit à constituer une infraction pénale caractérisée.
Une décision qui confirme la volonté des tribunaux de la région de Rabat-Salé-Kénitra de ne pas laisser prospérer ce type de réseaux, y compris lorsqu'ils opèrent en partie dans la sphère numérique.