En ce mois de juillet 2026, Rabat ne chôme pas côté diplomatie. La capitale enchaîne les rendez-vous de haut niveau et s'affirme, une fois de plus, comme une place forte des relations internationales sur le continent.
C'est d'abord la Marine Royale qui donne le ton avec l'AMFS 2026, le Sommet des Forces Maritimes Africaines, ouvert à Rabat jusqu'au 24 juillet. Organisé en partenariat avec le Commandement des Forces Navales américaines en Europe et en Afrique (NAVAF) et celui des Marines (MARFORAF), cet événement place l'innovation et la coopération navale au coeur de son agenda. Les échanges portent sur la sécurité maritime, un enjeu critique pour les façades atlantique et méditerranéenne du continent, et le Maroc y joue un rôle d'hôte et d'acteur central.
Dans le même temps, la Réunion de Haut Niveau maroco-française des 15 et 16 juillet a débouché sur des avancées concrètes côté transport et logistique. Le ministre Abdessamad Kayouh a reçu son homologue français Philippe Tabarot pour une session de travail au ministère : un signal fort de la densité retrouvée des relations entre Paris et Rabat, avec des dossiers très concrets à la clé, infrastructures, connectivité, supply chain.
À ce tableau déjà chargé s'ajoute une déclaration remarquée du vice-ministre des Affaires étrangères kazakh, Alibek Kuantyrov, qui a qualifié le Maroc de «partenaire stratégique» à l'issue de ses entretiens à Rabat, ouvrant la voie à des échanges renforcés dans les secteurs des céréales, du blé et du gaz. Une diversification bienvenue des partenariats économiques du Royaume.
Trois événements, trois horizons différents : naval, logistique, agricole et énergétique. Rabat, ville de congrès et de décisions, confirme en ce mois de juillet qu'elle n'est pas seulement une belle capitale à visiter, mais bel et bien un carrefour où se dessinent des équilibres qui comptent bien au-delà de ses remparts.