Les chiffres ne mentent pas : la région Rabat-Salé-Kénitra pèse lourd dans le portefeuille national. Selon les comptes régionaux 2024 publiés par le Haut-Commissariat au Plan, la capitale et ses voisines captent 14,8 % des dépenses de consommation finale des ménages à l'échelle du pays, ce qui place la région en deuxième position, juste derrière le géant Casablanca-Settat (25,3 %).
Cinq régions à elles seules concentrent près des trois quarts (74,4 %) de toute la consommation des ménages marocains. Derrière Casablanca et Rabat, on retrouve Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,6 %), Fès-Meknès (11,4 %) et Marrakech-Safi (11,3 %). Un tableau qui confirme que la richesse et le pouvoir d'achat restent solidement ancrés dans quelques grands pôles urbains, pendant que le reste du territoire cherche encore à rattraper son retard.
Pour la capitale, ce rang de vice-championne de la consommation n'est pas vraiment une surprise. Rabat abrite une forte concentration de fonctionnaires, de cadres, de diplomates et d'étudiants : un cocktail qui soutient naturellement les commerces, les restaurants, les services et les loisirs. Ce poids économique se ressent chaque jour dans la vitalité des quartiers comme l'Agdal, Hassan ou Hay Riad, où les enseignes se multiplient et où le ticket moyen reste parmi les plus élevés du Maroc. Du côté du PIB régional, la tendance est similaire : Casablanca reste indétrônable, mais Tanger monte en puissance et commence à talonner sérieusement Rabat.
Ces données, froides à première vue, disent en réalité beaucoup sur la vie quotidienne dans la capitale : une ville où l'on consomme, où l'on investit, et où les bonnes adresses ont encore de beaux jours devant elles. Pour les habitants de Rabat, une bonne raison de plus de profiter de tout ce que la ville a à offrir.