La Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus a accueilli cette semaine à Rabat une délégation jordanienne de haut niveau, venue s'inspirer de l'expérience marocaine en matière d'accompagnement post-carcéral. Un signe fort de la reconnaissance internationale du travail mené dans la capitale.
La visite, qui s'est tenue jeudi dernier au siège de la Fondation à Rabat, témoigne de l'intérêt croissant que suscite l'approche marocaine auprès des pays arabes. La délégation jordanienne est venue observer de près les mécanismes mis en place pour accompagner les détenus après leur sortie de prison : formation professionnelle, réintégration sociale, suivi psychologique. Des outils concrets qui visent à briser le cycle de la récidive.
Ce modèle, porté par la Fondation Mohammed VI, s'est construit au fil des années autour d'une conviction simple : la prison ne doit pas être une fin, mais un passage. Rabat, en tant que siège de cette institution, se retrouve ainsi au coeur d'une réflexion qui dépasse largement les frontières du Royaume. La délégation jordanienne repart avec des pistes sérieuses pour adapter ces bonnes pratiques à son propre contexte.
Par ailleurs, la scène politique nationale ne chôme pas non plus : à Salé, voisine directe de Rabat, le Parti de l'Istiqlal a présenté l'un des axes phares de son programme pour les législatives de 2026, articulé autour de la tolérance zéro contre la corruption et les conflits d'intérêts. Cinq engagements concrets pour, selon le parti, restaurer la confiance des citoyens. La région Rabat-Salé s'impose décidément comme un terrain actif, aussi bien sur le plan institutionnel que politique.
Entre rayonnement international et débats électoraux qui s'annoncent animés, la capitale et ses environs ont clairement l'intention de peser dans l'agenda national des mois à venir.