La capitale bouge vite, parfois trop vite. Face à l'explosion des trottinettes électriques et des livreurs à deux-roues qui sillonnent les rues de Rabat, le gouvernement décide de revoir sa copie en matière de sécurité routière.
C'est à Rabat que le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a ouvert le Conseil d'administration de la NARSA (Agence nationale de la sécurité routière) avec un message clair : la stratégie nationale de sécurité routière doit évoluer pour coller aux réalités d'aujourd'hui. Trottinettes en libre-service, coursiers de plateformes de livraison, nouveaux profils d'usagers de la route... autant de pratiques qui ont transformé la circulation urbaine en profondeur, et qui demandent un cadre adapté. Le contexte est sérieux : plus de 160 000 accidents de la circulation ont été recensés, un chiffre qui oblige à repenser les approches classiques.
Concrètement, cela signifie que la future stratégie 2026-2030 devra intégrer ces nouvelles mobilités dans ses priorités, que ce soit en termes de réglementation, de sensibilisation ou d'aménagement des espaces urbains. Pour les Rbatis qui empruntent chaque jour les artères de la ville, à pied, en vélo, en trottinette ou en voiture, c'est une bonne nouvelle : la cohabitation entre tous ces usages pourrait enfin être mieux organisée et plus sécurisée.
On attend de voir la feuille de route se concrétiser sur le terrain, mais l'intention est là. La ville qui avance vite mérite une stratégie qui suit le même rythme.