La 21e édition du Festival Mawazine-Rythmes du monde bat son plein à Rabat. Entre la scène monumentale de l'OLM Souissi et le cadre historique du Chellah, la capitale offre ces derniers jours une programmation éclectique à ses spectateurs.
C'est le rappeur franco-congolais Ninho qui a ouvert le bal à l'OLM Souissi vendredi soir. Devant un public conquis, l'artiste a livré un set intense mêlant rap et mélodies urbaines, donnant le ton d'une édition qui s'annonce haute en couleur pour la scène principale du festival.
Le lendemain, c'est un tout autre univers musical qui s'est déployé dans les ruines du Chellah. La chanteuse sénégalaise Senny Camara y a proposé un concert d'une heure baigné de lumière dorée, jouant de la kora, cet instrument à 21 cordes ancré dans la tradition mandingue, et chantant en mandingue et en wolof. Un moment suspendu, centré sur les thèmes de la paix et du vivre-ensemble, que le public rbati a accueilli avec enthousiasme.
Mawazine confirme une fois de plus sa capacité à multiplier les atmosphères : l'énergie urbaine d'une grande scène en plein air d'un côté, la magie intime d'un site du patrimoine mondial de l'autre. Le festival se poursuit cette semaine avec d'autres artistes attendus sur les différentes scènes de la capitale.